DAN-Plasticienne du verre (France)

 

mes thèmes de prédilections,  un concept nourri d’éléments hybrides.

Bienvenue dans cette immersion tantôt organique, tantôt cosmique, empreinte d’un monde fiction, scientifique, voire médical ?

Bon voyage dans une genèse charnelle illustrée de bizarreries génétiques, et de fécondations improbables…

« La révolution informatique laisserait-elle place à la « révolution » génétique ?

Élaborer un génome hybride, mi-homme, mi-animal ?

Des créatures dépourvues de conscience, dispensées de sensation de douleur
sélectionnées par « gènes » pour servir le genre humain.

Des organismes génétiquement modifiés et perpétuellement modifiables
en fonction de nos besoins :

Créatures combustibles de nos besoins énergétiques, « Beefsteak » de nos besoins alimentaires produites de la boite de pétri à l’assiette ! Envisageant de nombreuses applications notamment dans le domaine médical, pour des produits cosmétiques ou textiles, (une double peau, pourquoi pas ? Un « re-vêtement » très tendance pour la saison !)
Ou encore, l’absolue créature esclave, cultivée, puis élevée comme machine de guerre ou à sexe …

Une aberration biologique produite en masse, laissant insidieusement place à une nouvelle forme de consommation.

Dans l’arrière boutique de l’enfer des générations de chimères se fabriquent… »
Dan

« Et si le verre – surface diaphane et prophétique – devenait le placenta de créatures
hybrides ; et l’artiste, la mauvaise conscience de son époque ? Et si l’art n’avait d’autre but que celui de nous amener à prendre conscience de ce point limite où les valeurs les plus incontestables (comme les progrès de la science ou de la médecine) se retournent en leur contraire et deviennent, sans que quiconque en soit responsable, les germes de notre décadence ?

Explorant les limites qui séparent le normal du pathologique, D.A.N  n’est pas une simple plasticienne à l’esprit fertile, mais une artiste consciente des dérèglements qui agitent l’inconscient de notre époque. A l’instar du philosophe Paul Virilio, D.A.N semble vouloir nous mettre en garde contre une catastrophe génétique plus encore que la nature elle-même quand celle-ci, par accident, en vient à produire des montres.
Reprenant à son compte l’esthétique médicale des collections de bébés conservés dans le formol, son oeuvre ressemble à celle d’un savant fou qui aurait délaissé sa vocation de médecin ou d’humaniste pour se perdre dans une quête absurde et immorale de l’étrange.
Entre sculpture et installation, son univers nous plonge au cœur d’un décor de science fiction nous rappelant, par moments, l’atmosphère des films de Cronenberg tel que Chromosome 3 ou Faux-semblants. »

par Frédéric-Charles Baitinger