Arts d’ Australie Bio

Walter Brown Jagala

Dates : 1977
Langue : Warlpiri
Communauté : Yuendumu
Région : Désert Central
Etat : Territoire du Nord

Jeune artiste émergeant de la communauté de Yuendumu, Walter Brown fait montre d’un grand talent dans cette oeuvre qui évoque le site sacré de Yumari, lieu d’une union interdite entre un homme du clan Japaljarri et une femme du clan Nangala.

Les cercles concentriques qui s’étalent sur la toile symbolisent les nombreux trous d’eau que l’on trouve dans les rochers de Yumari. Les lignes symbolisent les chemins qui relient ces trous d’eaux et qui furent parcourues par les ancêtres au Temps du Rêve. Ce périple est évoqué à l’aide de motifs simples (lignes et cercles) mais savamment combinés qui représentent, vues de haut, les itinéraires qu’il faut encore aujourd’hui suivre pour faire vivre la Terre. L’œuvre dessine ainsi une véritable carte initiatique du pays.

Kathleen Petyarre

Dates : c.1940
Langue : Anmatyerre
Communauté : Utopia
Région : Désert Central
Etat : Territoire du Nord

Kathleen Petyarre occupe une place centrale dans la peinture aborigène contemporaine.
Née à la fin des années 1930, elle appartient en effet à la génération qui a participé à son développement, à Papunya, Yuendumu, puis dans le reste du désert australien à partir de 1970. Elle-même est originaire du territoire Atnangker, situé au Nord-est d’Alice Springs, et c’est à la fin des années 1970 qu’avec un groupe de femmes d’Utopia elle apprit tout d’abord la technique du batik avant de confier à la toile les motifs secrets hérités du Temps du Rêve, tout en animant des mouvements de revendication territoriale alors en plein essor. C’est ainsi qu’elle participa tout d’abord à des expositions collectives de batik (1980 : Utopia Batik, Mona Byrne’s Artworks Gallery, Alice Springs) puis de peintures (en 1989 pour la première et depuis régulièrement aussi bien en Australie qu’aux Etats-Unis – Boston, en 1990 ; Passadena, en 1990 – et en Europe – Allemagne, Pays-Bas, etc.). Sa première exposition personnelle en Australie date de 1996 et depuis son talent n’a cessé de s’affirmer comme en témoigne, par exemple, sa grande exposition rétrospective au Musée d’Art Contemporain de Sydney en 2001 «Kathleen Petyarre – Genius of Place» commentée par le livre-catalogue éponyme de Christine Nicholls et Ian North. Désormais reconnue comme une des plus grandes artistes aborigènes, Kathleen Petyarre a également reçu de nombreuses distinctions telles le Vizy Board Prize en 1997, le People’s Choice Award en 1998 et a été lauréate du très prestigieux Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award en 1996.
C’est ainsi que l’on peut trouver ses œuvres dans les collections des plus grands musées australiens mais également aux Etats-Unis, en Europe, notamment en Hollande, en France au Musée du Quai Branly et au Musée des Confluences de Lyon ou encore en Angleterre dans la collection privée de la Reine Elizabeth II.

 Andrew Spencer TJAPALTJARRI

Dates : 1954
Langue : Warlpiri
Communauté : Kintore
Région : Désert Central
Etat : Territoire du Nord

Originaire de la communauté de Kintore dans le Désert Central, Andrew Spencer représente avec cette toile les motifs associés à un lac situé à l’ouest du Mont Wedge, au nord de la communauté de Papunya.
Un des mythes évoquant ce lac est celui du Yalka, ou oignon du Bush. La légende dit qu’un groupe de femmes Napaltjarri et Nungurrayi visitèrent ce lieu pour ramasser des Yalka. Les formes qui donnent un mouvement hypnotique à la toile symbolisent les trous qu’elles creusèrent pour récolter les oignons ainsi que les dunes de sable environnantes.

 Abie Loy KEMARRE

Dates : c. 1972
Langue : Alyawarre/Eastern Anmatyerre
Communauté : Utopia
Région : Désert Central
Etat : Territoire du Nord

Proche parente des femmes artistes qui ont fait la renommée de l’école d’Utopia – Ada Bird Petyarre, Gloria Petyarre, Kathleen Petyarre et Emily Kngwarreye – et membre comme elles du clan Anmatyerr, Abie Loy Kemarre est née en 1972 dans cette communauté située, au cœur du désert australien, à 275 kms au nord-est d’Alice Springs.
Elle a commencé à peindre en 1994 sur les conseils de sa grand-mère, la célèbre Kathleen Petyarre, qui l’a guidée dans ses premiers travaux, inspirés des « rêves » dont elle est la gardienne rituelle : principalement celui de la « poule du bush » (Bush Hen Dreaming), – en fait un volatile assez proche de la dinde et qui, comme beaucoup d’animaux en Australie, a une valeur totémique pour certains clans aborigènes – et celui de la « sensitive du bush » (Bush Leaf dreaming) dont cette toile est la célébration.

Sans qu’il s’agisse de mettre en compétition l’aïeule et sa petite-fille, il faut cependant reconnaître qu’Abie Loy a rapidement acquis une manière propre qui rend son travail tout à fait remarquable et explique certainement le nombre et le succès de ses expositions personnelles ou collectives en Australie tout d’abord depuis 1997 (Perth, Brisbane, Adélaïde, Melbourne ou Sydney) mais aussi aux USA (Miami en 2003), en Indonésie ou encore en Europe (Allemagne, Espagne, France) et, d’autre part, sa présence dans la plupart des collections privées et publiques australiennes.

 Lilly Kelly Napangardi

Dates : 1948
Langue : Pintupi/Luritja
Communauté : Watiyawanu Artist of Amunturrngu Corp. / Mount Liebig
Région : Australie Occidentale
Etat : Australie occidentale