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Après avoir suivi des cours sur  l’histoire de l’art à l’université en m’étant intéressé aux collages de Prévert, Ernst, Grosz et Schwitters, j’ai étudié les suprématistes russes comme Lissitzky ou les constructivistes et assisté en parallèle aux  séminaires de Baudrillard tout en lisant Bachelard.

J’ai commencé à réaliser des collages en autodidacte  lors de mes voyages dans le Pacifique, en Australie et Nouvelle-Zélande puis j’ai pris une année sabbatique pour créer.

Claude Westerberg de  la galerie l’Usine à Paris a  programmé une exposition de mes collages en juin 1988.

Ensuite  j’ai suivi  des formations dans l’audiovisuelle, pour devenir cameraman, monteur et réalisateur et travaillé dans ce domaine en réalisant des documentaires ou des clips sur des artistes et expositions. Puis J’ai continué à pratiquer soit le montage de films soit le montage-collage d’images fixes.

En ayant travaillé à la galerie Denise René, j’ai été en contact avec la peinture et la sculpture contemporaine abstraite.  La fréquentation des artistes de la Figuration Narrative tels qu’Arroyo, Rancillac, Bruce et la visite de nombreuses expositions dans les musées comme le musée d’art Brut à Lausanne a complété ma formation.

La pratique du collage, inscrit dans le mouvement CoLL’ArT a été un fil rouge pendant ces dernières années. Ma dernière exposition s’est déroulée à l’Espace Christiane Peugeot à Paris en  mars 2018.

 

Pour 2019, année,

Ma démarche est basée sur une vue artistique de Léonard de Vinci comme promoteur principal de  la Renaissance à son époque. Le lien avec son oeuvre est de tenter à mon humble niveau de me placer comme un précurseur qu’il a été dans le domaine de la peinture, des sciences, de l’astronomie… Je souhaiterais tisser  des  liens invisibles entre ses oeuvres ou écrits comme le Codex et mes créations. Léonard de Vinci utilisait le dessin et la peinture pour transcrire sa vision du monde. Ma démarche artistique est le CoLL’ArT  qui utilise la technique du collage d’images. Le XXI siècle est le siècle de l’image sous toutes ces formes, physiques ou digitales. Les compositions que je présenterai, auront comme point de départ une évocation des oeuvres de Léonard de Vinci mais ne seront ni une illustration ni une vue historique. Par exemple Léonard de Vinci a utilisé la cryptologie dans ses écrits. Cette thématique est au cœur de nombreux débats et enjeu dans le monde en ce moment. Je souhaiterais créer des compositions sur le thème du codage de l’information par exemple. Ses œuvres nous  posent des questions sur nos représentations du portrait, sur le figuratif. Par effet de contraste, ma recherche tournera autour d’un travail sur l’espace, l’abstrait en reprenant certains thèmes qu’il a abordé : la religion, l’anatomie, le corps, les mathématiques…