Musat Anca, peintre (roumanie)

 

Née le 11 mars 1978 à Tg. Ocna, département: Bacau Roumanie

Mon parcours artistique est inévitablement marqué par ma formation dans le domaine peut être un peu rigoriste de la peinture religieuse. Par conséquent, mes projets dans le domaine laïc, veulent être des exercices de liberté, de libération des énergies latentes, et je me propose, également de rappeler aux contemporaines les valeurs qui ont généré un héritage précieux pour nous tous. J’oscille entre le respect de l’autorité des modèles préexistants, et l’assumassions une nouvelle identité, en évitant l’antinomie et recherchant la complémentarité entre eux. Dans ce dernier projet, d’où vous avez reçu des photos, j’ai organisé mon discours sur deux niveaux: l’un des palimpsestes, et l’autre de Golem. Un autre élément important, le ciment de ces deux niveaux de la création, est l’écrit, dans tous les travaux on retrouve des caractères d’un “alphabet” inconnu. L’intérêt pour l’écriture, lettres, est dû au fait que les lettres contiennent une puissance créatrice, l’univers entier est leur produit. Peut passer comme un symbole du mystère humain et sont, au niveau universel, l’image de la multitude de créatures. Depuis les temps le plus reculés, la création est considérée comme un livre auquel créatures sont littérales. Dans mes travaux, les lettres sont un langage sacré, rituel, destiné en même temps aux initiés, mais aussi aux novices, ils sont un effort pour l’encapsulation de l’esprit et l’inspiration, et ils restent un symbole de l’énonciation absente, l’écrit matérialise la révélation, en coupant la connexion humaine, et en le remplaçant par un univers des signes.

Comme on le sait, le Golem, est l’homme créé par des moyens magiques ou artificiels, en concurrence avec la création d’Adam par Dieu. Sa création est faite en imitant l’acte créateur de Dieu et elle est en conflit avec ceci; le Golem est muet parce que les gens ne pouvaient pas lui donner de la voix. Il est considéré comme un symbole du conflit et des combats, et je le considère comme le correspondant de l’artiste qui combat pour sa délivrance. Aussi, le Golem symbolise la création humaine, qui veut imiter Dieu, concevant un être à son image et ressemblance, mais qui ne parvient que concevoir un être pourvu de liberté, penchant pour le mal et soumis à ses propres passions. Par conséquent, le thème que j’ai choisi est celle de l’espace mythique, mais sans avoir la rigueur du symbole religieux. Ma proposition est une «évasion» vers la magie, vers les éléments entrant dans le champ d’une perception mythique. Les travaux de ce projet sont en fait juste un rappel, un résumé, une esquisse de quelque chose de plus élaboré, ce ne sont que le signe d’un monde d’au-delà, un univers bien personnel.