Albertelli Dominique (France)

 

des hommes et des chiens

en France en 1955

Dominique Albertelli est née en France. Dès son enfance, elle voyage beaucoup notamment dans l’Océan Indien et plus tard en Amérique du Sud et en Amazonie. Elle suit un cursus universitaire d’Ethnologie. Elle a vécu plusieurs années avec deux tribus amérindiennes sur le fleuve Oyapok. De retour à Paris, elle suit les cours de l’Ecole Boulle de 1986 à 1990. Actuellement, elle vit et travaille à Paris.Dominique Albertelli travaille principalement la peinture monumentale et le dessin dans une nouvelle figuration tendue et épurée, plutôt énigmatique. Son travail investit différentes formes de présentation en renouvelant les modalités de production et de présentation: objets, œuvres virtuelles interactives,installations, interventions pérennes dans l’espace privé et public. Ceci s’effectue sans rupture, dansla même logique thématique. Ses nombreux voyages ainsi qu’un séjour de plusieurs années en immersion totale dans les tribus amérindiennes d’Amazonie ont indéniablement marqué sa pratique artistique.En tant que plasticienne depuis 20 ans, elle interroge l’humain dans toute sa complexité. Son travail passe entre autre par une introspection critique ainsi quepar une analyse des relations humaines. Tout en s’échappant des représentations traditionnelles, celuici concilie des positions apparemment contradictoires. La représentation apparait et disparait sur des fonds monochromes. Des formes abstraites, organiques, flottent dans l’espace et semblent interagir aveccelleci. Elles instaurent un questionnement critique dans l’esprit du spectateur et évoque des champs de pensées inconscientes.Dominique Albertelli s’appuie sur ses couleurs pour renforcer l’impact de ses pensées. Son travail se présente comme une galerie de portraits d’anonymes mettant en avant l’intérêt qu’elle porte à la problématique de l’identité. Elle interroge la figure humaine dans toute sa complexité. Entre humain et animalité s’élaborent des questions de contradictions intérieures, d’absence et de présence. Le mouvement du dedans/dehors et le concept du temps sont constammentprésents. Ses œuvres montrent les passages successifs de l’individuel à l’universel. Cette thématique est, d’ailleurs, alimentée en référence à Arthur Rimbaud: «Je est un autre». Soi et autrui, identité et différence: l’altérité reste au centre de ses préoccupations.Devant ses œuvres, le spectateur est à la fois attiré et intrigué, comme devant une force, une apparente douceur, une étrangeté. Le paradoxe, ici, transfigure. La magie qu’elle possède est d’emmener, dans son propre espace imaginaire et créatif, tous ces éléments comme des énergies positives tout en gardant un regard, une réflexion et une intériorité très personnelle. Du coup, les figures, dans son travail, sont à la fois miroir d’ellemême et polymorphe de nous tous.Pour Dominique Albertelli, l’art se fait philosophie.

la femme et le loup

 

monotype 16l

la petite femme à l’horloge